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LE MESNIL VILLEMAN DEPARTEMENT DE LA MANCHE CANTON DE GAVRAY

Le Mesnil-Villeman pendant les guerres


La Guerre 14-18

En 1914, la population était de 528 habitants et en 1921 de 447

Le monument aux morts fut inauguré le 14 novembre 1920, il a été érigé par l'entreprise Rivière de Villedieu-les-Poêles.

On dénombre 30 morts pour la commune, à savoir :

P. AUVRAY
C. BLONDEL
E. BOURGEOT
E. BRIENS
L. CHALME
E. DAIROU
T. DUBOURG
E. EUDES
A. FAUCON
G. FAVRAY
G. GRENTE
A. HAMELIN
A. JORET
R. LEBOUTEILLER
E. LENEVEU
J. LECROSNIER
V. LEGENTIL
P. LEGRAND
D. LEMAITRE
A. LEPELTIER
P. LEVASSEUR
P. MORIN
J. NICOLAS
E. PINSON
A. POULAIN
A. QUINETTE
J. SAVARY
G. TESNIERE
P. VACHOT


Un ballon captif (ballon retenu par un câble) égaré pendant la Grande Guerre, le 10 juin 1918 a échappé à tout contrôle, et est tombé près du Bois de Dragueville, sur le territoire de la commune, loin du front.




Cliché d'amateur



La Guerre 39-45

Le 1er septembre 1939, l'Allemagne attaque la Pologne, sans déclaration de guerre, et le 3 septembre la France et l'Angleterre déclarent la guerre à l'Allemagne.

Les affiches de mobilisation, à Mesnil-Villeman, étaient placardées sur le mur du cimetière en face du café Lalos, et sur l'escalier qui menait à la mairie située à l'époque au 1er étage.


Plusieurs personnes se souviennent, et en 2004, pour le 60ème anniversaire de la libération, Mme Faucon Arlette avait interrogé plusieurs personnes de la commune pour qu'ils donnent leurs témoignages sur cette époque.


Il y eu 2 victimes militaires durant la guerre 39-45

Monsieur Roger Lemoine, qui habitait l'Hôtel Navet, il était menuisier charpentier
Monsieur Joseph Michel, prisonnier de guerre. Il habitait la Vassourie et était cultivateur, il est décédé en fin de captivité.

Puis on dénombre sept victimes civiles

Madame Hamon et ses deux enfants (soeur de la gouvernante de Mr le curé), tués à St Pierre de Semilly
Madame Jeanine Boismartel, tuée à Blainville où elle travaillait, ses parents habitaient l'Aussentière
Monsieur Léopold Alix, qui habitait l'Aussentière et fut tué par un éclat d'obus le 31 juillet 1944
Madame Yonnet, qui habitait l'Hôtel Patey, elle fut tuée par un éclat d'obus tombé près de sa cheminée.
Madame Petitpas Rachel, tuée sur la route de Mesnil-Garnier à Gavray.

En 2004, à l'occasion du 60ème anniversaire de la Libération, Mme Faucon Arlette a interrogé certaines personnes qui étaient présentes sur la commune à cette époque là. Ci-dessous, un condensé de leurs témoignages.

Mr Raymond Prével avait 23 ans en 1944, il a vu "les américains arriver en jeep, ils venaient de Gavray, un soldat assis sur chaque aile, une mitrailleuse entre les jambes, un petit avion qui tournait en rond au dessus (le mouchard)".

Mr Roger Mesnage lui "indique que 2 avions américains sont tombés à Mesnil-Villeman, l'un à l'Hôtel Rosse et l'autre à la Croix Yvon. Ces avions se sont écrasés suite à une bataille aérienne avec un avion allemand, ce dernier est tombé au Trébuchet sur la commune du Mesnil-Amand. Le pilote de l'avion tombé à l'Hôtel Rosse avait réussi à ouvrir son parachute avant que son avion ne s'écrase. Il se nommait Jasper et s'est enfui à travers champs, son avion un P47 s'appelait Dragon Lady. L'autre avion était tombé, on y trouva une partie de la carlingue et une aile. Dans le cockpit le pilote gisait à demi carbonisé, cet avion est tombé le 22 juin 1944 aux environs de 13 heures. Le pilote s'appelait James Gamblin et son avion Crazy Jim. Le pilote fut enterré au cimetière du Mesnil-Villeman, côté Nord, face à l'escalier de la tour"
 
 Le 11 octobre 1944, il fut exhumé à 8 heures, une équipe américaine du cimetière du Chefresne est venue prendre le corps pour le transporter au cimetière de Marigny - cimetière américain où 3070 soldats américains ont reposé de 1944 à 1948 - date où les corps de ces soldats ont été rapatriés en Amérique. Une stèle, à la mémoire de ces soldats, est dressée face au cimetière.

Le recit de cette bataille se trouve dans le livre de
Rémy Chuinard "Un ciel normand turbulent" Eté 1944.

Mr Pierre Regnault était âgé de 16 ans, son père était Maire de la commune à cette époque. La Commandatur et les cuisines Allemandes s'étaient installées dans leur maison. Le lendemain du 31 juillet 1944, les Américains sont arrivés. La division était commandée par le Général Hikey ou Collins, ils distribuaient des cigarettes.

Mme Thérèse Beaufils, âgée de 18 ans se souvient de la bataille de ces avions et du pilote carbonisé. A la Libération, les champs étaient envahis par des tanks et des camions, les militaires donnaient du pains, des petites boites de conserve et du chocolat.

Pour Mme Janine Lebreton, qui avait 14 ans, le plus marquant a été la nuit qui a précédé la Libération. Elle et sa famille l'ont passée dans une tranchée, avec la peur des obus qui passaient au dessus, à intervalles réguliers. Leur voisine est décédée dans sa maison, un obus ayant percuté le toit, un éclat l'avait touchée à la tête, une autre personne assise de l'autre côté de la table était indemme.

Mr Romain Beaufils avait 5 ans en 1944, il n'avait que 15 mois lorsque son père est parti prisonnier en Allemagne. Il est rentré en mai 1945, il avait alors 6 ans 1/2, il n'arrivait pas à dire "Papa", il revoit encore "un grand homme maigre, dans sa tenue de prisonnier. Il a tiré ses chaussures, cela faisait 10 jours qu'il ne l'avait pas fait..."

Mr Michel Lemière avait 6 ans en 1944. Il habitait le bourg, entre l'école des garçons et l'épicerie. Il se souvient "des automobiles qui roulaient au gazogène. Fin du printemps 44 les Allemands étaient de plus en plus présents, un officier accompagné de 2 soldats a réquisitionné une chambre pour y installé un émetteur-récepteur avec antenne dans le jardin. Il y sont restés entre 2 à 3 semaines. Les avions survolaient souvent le bourg, une bombe est tombée dans la route en face du presbytère, une autre derrière celle qui fut fatale à Mme Yonnet. A la Libération les Américains distribuaient chocolats, bonbons et petites plaquettes à mâcher (chewing gum)..."

Jean Faucon avait 6 ans à la Libération, chez ses parents "sont arrivés des refugiés qui venaient de La Chapelle Enjuger. Ils sont arrivés avec leur "chartil" remplit de meubles, linge et tout ce qu'ils pouvaient emporter, leurs vaches aussi étaient du convoi.  Quand les Américains sont arrivés, ils ont offert des fleurs, des roses; et eux donnaeint des bonbons. "

En remerciement et Action de Grâce, il fut érigé par les habitants de la commune et l'Abbé Lerendu "Une Grotte de Lourdes".

"Une grotte a été érigée dans notre commune, en remerciement de protection obtenue. Le terrain a été offert. Pour cette construction, les matériaux ont été apporté par les habitants de la commune, avec leurs chevaux et leurs tombereaux. Le caillou était extrait de la carrière du Rocher Blin, et le sable de St Martin de Bréhal. Les hommes marchaient à pied, à côté du cheval. Cette grotte située devant le portail de l'église est toujours présente."